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Comme on souffle une bougie
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Écrit par Mireille
  



Elle est collée à sa caisse, pull ridé, peau froissée, œil privé
de l’éclat d’une nuit blanche dans les bras de celui qui sait aimer.

A la caisse d’à côté, la même 30 ans avant nous sourit
et joue de son beau regard ourlé en claironnant à la première :
« Ai passé la serpillère à 5 heures ce matin, le dos cassé ! »

Cassée aussi la civilisation
qui éteint la vie d’une femme comme on souffle une bougie
plus vite que la vieillesse et la mort.


Commentaires
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patrcik  - pas tout compris   |2008-04-17 13:04:03
J'aime bien vos caissières et si al jeune reste résolument allante, l'ancienne se désespère plutôt du Grand Amour et de son impossible retour, si tant est qu'il soit déjà passé à portée d'elle.
Puis vous faites couplet sur la Civilisation qui ne semble être donc votre grand amour. Là je reste dubitatif du lien entre caissière et cette entité qui nous concerne au passage tous, homme ou femme ou femme et homme. Bref, je n'ai tout compris ou su tisser les liens entre les trois tranches de votre diapoésie.

Réponse de l'auteur :

PS : pour faire court Patrcik, c'est le syndrome du "avant - après"

Mireille   |2008-04-17 13:27:07
La civilisation a peut-être bon dos, Patrcik (sourire).

Pourtant je sens qu'il existe un rapport entre la belle énergie, la sève du début chez la jeune, le renoncement de l'autre et une société où elles deviennent à la fois bonnes à tout faire, corvéables et caissières.
Comment vous dire ? Je n'ai pas fait d'études sociologiques sur la question ; je n'ai fait qu'observer ce qui se passe autour de moi.
...
Bien sûr, on peut toujours dire que ces situations usantes sont un choix de vie, on peut même écrire que faire autre chose dans d'autres conditions est possible... et c'est là tout un débat.

;o)

Pourquo i pas ?
Si vous veniez le 2 mai à fulgurAix, j'en discuterais avec vous, c'est certain.

En tout cas je vous remercie de votre commentaire qui va dans le sens de la réflexion.

Marlene Tissot   |2008-04-17 18:28:46
Un regard cru comme une lumière au néon, celle qui n'enjolive pas.
Je partage ton regard Mireille, comme souvent :-)

Mireille  - crue aile la vie sous les néons   |2008-04-17 20:44:55
Ah Marlène,
alors tu me comprends :o)

Merci pour ton regard partagé.

Hervé G.   |2008-04-18 20:13:15
Ah le constat en balance...

Au fait, ça vaut uniquement pour la femme ?

;o)

Réponse de l'auteur :

Non, ça vaut aussi pour les artichauts (le avant-après) ;o)

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