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Comme on souffle une bougie |
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Elle est collée à sa caisse, pull ridé, peau froissée, œil privé de l’éclat d’une nuit blanche dans les bras de celui qui sait aimer.
A la caisse d’à côté, la même 30 ans avant nous sourit et joue de son beau regard ourlé en claironnant à la première : « Ai passé la serpillère à 5 heures ce matin, le dos cassé ! »
Cassée aussi la civilisation qui éteint la vie d’une femme comme on souffle une bougie plus vite que la vieillesse et la mort.
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