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On the road…
Tiens, les voilà. Bon, va falloir que je me tape la famille pendant des bornes et des bornes. Il paraît qu’ils partent en vacances au bord de la mer. C’est du moins ce que m’a raconté le paquet de bagages compressé à la diable. Aïe ! la grosse, gaffe à mes amortisseurs ! Je suis limite surcharge. Ce matin, mon patron m’a bichonnée. Il m’a fait passer à la douche complète. Puis il m’a gavée de sans plomb, a vérifié ma pression pneumatique, fait le tour de ma rutilante personne, fier de son carrosse qui lui bouffe un gros morceau de sa paie. Ensuite ils ont descendu tout le barda, ont bourré comme des malades mon vaste coffre. Un dernier tour de clé et les voilà entassés, père, mère, rejetons, belle-maman et Médor pour s’enfiler l’autoroute.
Eh, les mômes, arrêtez de brailler ! Ça va comme ça ! Et tachez pas la moquette : j’ai pas envie de repasser au gratte poil. Commence à faire chaud. Je boirais bien un coup. À quand la prochaine station ? Depuis le temps que je me traîne dans cet embouteillage… Ouf ! pas trop tôt : on est sorti de l’autoroute. Le pater vient de me stopper à l’ombre d’un petit bois. Je le vois s'avancer avec la vieille et Médor sous la frondaison…
Nous voilà repartis. Je me sens plus légere. Faut dire que je n’ai pas revu belle-maman et Médor. Sans doute les a-t-il attachés à un arbre du petit bois. À propos d’arbre… Celui-ci, au loin sur la gauche, me plaît bien. Marre de ces débiles ! Allez, je fonce.
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