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Passé pas si simple
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Écrit par Sylviane Kerivel
  


Langueurs qui reviennent,
En laissant sur ma peau,
Les trilles écervelées
D'un galop de chevaux,
Qui piétinent et enlèvent
La trame déchiquetée
D'une vie qui fut mienne
Et me donne la fièvre ...

Commentaires
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Mireille  - Une vie   |2008-04-14 13:29:46
Oh, des accords de Verlaine parfois avec langueurs et fièvre.

Sylviane on a du mal à commenter ce beau poème car il va, contenant à lui seul le message sans besoin d'ajout ou de périphérie.

Alors simplement écrire qu'on l'a lu, remarqué, ressenti. Puis accompagner le message-commentaire d'un grand sourire.

Réponse de l'auteur :

Rien de plus doux qu'un sourire en forme de signature. Et ces accents de Verlaine que tu me prêtes ... Ton commentaire me comble, Mireille !

Noz   |2008-04-14 21:15:52
Un passé pas si simple, proche d'un imparfait ouvrant tous les futurs.
Beau, Dame!

Réponse de l'auteur :

Votre conjugaison m'enflamme et votre compliment me va tout droit dans le coeur, Noz, chère Noz ...

Senga   |2008-04-14 23:45:06
Des mots à la Verlaine (langueurs obligent), pour dire une vie : noble choix, je trouve.

Réponse de l'auteur :

La noblesse te reviens p'tite Senga ! Ce message ravissant, où Verlaine semble passer, c'est du bonheur en lingot. Merci beaucoup !

patrcik  - pas si simple   |2008-04-15 21:27:12
Pas si simple de commenter ce foisonnement d'idées, d'images qui surgissent ! Est-ce bilan d'une vie bien remplie ? Est-ce fièvre imaginant un destin qui ne fut le sien ?
Alors on cite Verlaine mais je n'ai pas lu Verlaine depuis plus de 40 (?) ans. Non, je ne vois que la Vie qui passe, qui fuit souvent entre nos doigts inaptes à la saisir car ils ne se concentrent qu'à cela.
Alors de langueur je n'entends que cette définition : mélancolie douce et rêveuse qui me fait ressortir un bon Manassas pour écouter Stills, fier destrier des harmonies qui nous ont sans doute fui. De cette fièvre là, oyez toute les trilles qui peut-être vous feront aller cheveux au vent. Pour ma part, je me cabre de désir d'en ouir encore et encore.

Réponse de l'auteur :

"Manassas", voilà, ton doigt est pointé dessus et ça ne me surprend qu'à moitié ! Et puis aussi, les souvenirs encore vibrants d'une vie bien remplie mais loin d'être finie, qui me fait venir le feu d'autres envies ... Ecoutons ensemble, si tu veux ?

patrcik  - défaire   |2008-04-15 21:49:35
je reste accroché à ces mots : "La trame déchiquetée". De prime abord j'imagine une vie décousue, vie de bohème, vie hippie pour aller plus près, vie baba pour s'observer un moment de plus. Oui, il y aurait de cela mais "déchiquetée" ; montre que c'est peut-être l'auteur (celui qui vit) qui déchire, jette son passé, ses expériences au vent car il les refuse. Chagrin ? Rupture ? Conscience de la vanité d'un quotidien trop bien huilé ?
Mais le mot "trame" repose, au sens noble, tempère cette hystérie car au-delà de cet écueil, de ce cafard, il lisse le vécu, le perdure.
Bon, m'égare-je ? Allez, je me met sur le bas-côté, Stephen joue (bien) et de sa voix je veux bien faire écho.

Réponse de l'auteur :

Combien vous dois-je pour cette analyse ? ;-) Tout celà est très proche de ce que j'ai voulu faire émerger dans ces quelques lignes (de vie)... Un bisou, à présent !!

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