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Un dimache en famille
Ça pue la trouille, ça schlingue le camphre. Les kilomètres d'élasto momisent les cabossés. Les gros se serrent, s'unissent, se compactent de l'oeil. Les autres se passent le cuir, ou immobiles s'imaginent derrière la ligne. Un autre encore, vaseliné de frais, coup-de-boule son casier. Sur le béton, l'aluminium des crampons résonne. L'arbitre a sifflé, toute l'équipe se soude et crie de guerre. Ça pue la trouille, mais ensemble, nous sommes invulnérables.
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