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Scène du réveil Clap Première prise Ça tourne
J’ai ouvert les yeux. Un chat noir marchait sur le blanc du plafond. Ça aurait dû me mettre la puce à l’oreille. Je me suis étiré dans la tiédeur du lit. J’avais la science confuse, l’esprit encore emberlificoté dans des rêves mal rembobinés. Et le chat qui me regardait de haut.
J’ai cherché mes extra-glucides dans le tiroir du chevet. Je les ai avalés avec un verre de rouge. Langue râpeuse. Comme le chat. A l’envers, pile au dessus de ma tête. Il a commencé sa toilette et moi une crise d’allergie imaginaire.
Je me grattais nerveusement. Il m’observait d’un œil moqueur. - Casse-toi! Je lui ai dit. Et puis d’abord j’ai horreur qu’on me regarde dormir… - Alors réveille toi! Qu’il a répondu.
J’ai ouvert les yeux. Le chat n’était plus là. Ni en haut ni en bas. J’ai sifflé, je l’ai appelé. - Minouminou…
Rien. Ça aurait pu me mettre la puce à l’oreille! Je me suis levé. Renversé le fond de mon verre de rouge sur la moquette. Tant pis, j’avais faim. Envie de pain grillé. A la cuisine, j’ai trouvé un mot de Léa.
«Je t’aime mais je te quitte. Rappelle moi quand tu auras coupé le cordon avec ta mère… PS : Je m’accorde la garde du chat et tu n’as pas de droit de visite.»
- Et merde! J’ai marmonné. Ca m’avait coupé l’appétit. Le réveil a sonné.
J’ai ouvert les yeux. Léa dormait le cul contre ma hanche, le chat en boule à ses pieds. J’ai souri. J’avais faim. Une odeur de pain grillé et de café flottait dans l’air. Ça m’a mis la puce à l’oreille.
- Maman ?
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