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Les plus belles histoires sont celles qui commencent mal" Faïza Guène.
La nôtre avait plutôt bien commencé...
Rien. Presque. Une réalité.
Je me couche. J'ai une chaussette trouée. Tu ne me fais pas rêver. Je suis consciente de la réciprocité.
Un rêve.
Un homme les yeux gourmands. Un homme, grand, puissant, ou pas, n'imaginons pas qu'il soit beau, mais il est imprévu disons, un homme qui en a envie, qui m'incite, m'invite, excite, dessine mes dentelles noires, rouges, lacées, nouées, ajourées, bas de soie, bas de soi, bas de soi-disant, en passant, un passant, un homme, un bras, des muscles, ou pas, la peau de ce bras, fine, belle, la peau tendue et le sexe bandé. Des cuisses à l'ardeur devinée.
Une réalité.
Tu te couches. Sans les chaussettes usées. L'ardeur élimée. Je ne suis pas ton rêve. Ni ennemis ni complices. Indifférents ?
J'ai une chaussette trouée. Je ne vais pas la repriser. Je me tourne. Je dors.
Et la jeter, c'est gaspiller ?
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