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Mais il paraït que je suis trop petite...
Nous avons passé l'après-midi dans ce café au bord de la calanque, un après-midi de juillet donc, mais ce jour-là était différent. Il y avait la mer qui déclinait ses notes, il y avait tes yeux qui fuyaient, qui revenaient, qui craignaient, qui souriaient. Nos vingt ans étaient loins, la quarantaine approchait. Mais c'est important l'âge ? Je n'oublierai pas ce regard qui part loin devant et qui revient pour m'accrocher. Je l'aurais bien suivi mais il paraît que je suis trop petite.
Des yeux verts et des cheveux noirs. Des yeux verts les mêmes cuisses. Des yeux verts et je t'aime. Tes yeux verts. Quand la nuit fut avancée, c'était le moment du partir, je me doutais que tu ne m'accepterais pas davantage mais j'ai demandé si je pouvais venir. Derrière le sourire le silence élégant disait non.
Alors.
Depuis je me tais, suspendue aux heures d'une certaine nuit. J'offre à qui veut le sourire de quelqu'un qui n'est pas vraiment là. En vérité je me repasse le film d'un jour et d'un soir de juillet. Ce soir-là, un soir idéal, j'étais une femme qui avait aimé un homme. C'était en somme bien anodin. Il n'y avait pas de quoi en faire une histoire.
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