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A ce cher Blaise Disparu avant d’avoir tout expliqué
Votre dévoué
En ces temps-là, je vous le dis, le Crocodile Sacré menait nos vies Il veillait, silencieux, inquiétant, tapi au fin fond de notre bayou de boyaux Carnassier, prédateur, dans nos tripes, à l’heure de monter à l’assaut Dévorant, d’un coup, arrachant un cri, un bras, une vie Puis, de retour du front, repu, continuant, de ses yeux, observateur Jusque dans nos vies convalescentes, jusque dans nos couches condescendantes Dans les bras de ces femmes criant qu’on prenait comme une revanche En vérité, je vous le dis, en ces temps-là, le Crocodile Sacré menait nos vies
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