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Sur les pavés, l'âme erre...
Néon blafard, dans une rue à putes, je clignote faiblement. Ma venelle sombre est l'asile des solitudes et des êtres sans amour. Solitaires et abandonnés, perdus de vie et de tendresse, ils se refugient sur mes pavés, pour se trouver beaux. Ici, les femmes sont belles, ou à peu-près. Ici les femmes sourient, elles offrent même de l'amour en échange de quelques billets, de l'amour au quart d'heure. Néon blafard dans une rue à putes, je rosis le trottoir du plaisir triste des déchus.
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