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Je roule vite, entre deux champs d’oliviers taillés serrés
Un tracteur bourdonnant vers les vieux remparts me croise
A son bord un paysan âgé
Serrant sur son cœur un bébé labrador.
Sérieux et absorbés, ils n’ont aucun humour
mais autre chose
Cette force qui déborde, se répand et fouette la vie
Alors tout à coup je les aime très fort… et la terre entière avec.
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