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… les feuilles mortes
Il prend un train de retard pour ne pas arriver à l’heure.
Le clown se fit très mal sans cesser de sourire pour que ne s’arrêtent point les rires des enfants.
Il prend le vent et s’envole sans que quiconque puisse le retenir. Cela fait trop longtemps qu’il se bat contre des moulins à vent et à prières.
Il faillit mourir de rire quand elle le caressa.
Un rhinocéros passant par là, je lui susurre à l’oreille que je l’aime. Je crois l’avoir touché au cœur. Le périssodactyle, foudroyé, s’abat à mes pieds.
Le lion, superbe et généreux, voulut bien lécher la main de ma fiancée. Puis ma probable future belle-mère s’approcha à son tour… Le lion superbe et généreux se mit à chialer comme une midinette.
Le mur du con franchi, il respire enfin, à l’abri des gestes et des paroles inutiles.
Sous la neige, les feuilles mortes.
Il se précipite sous le train, tellement l’arrivée de sa belle-mère le perturbe.
Le philosophe voulut bien échanger un litron de rouge contre son Éthique de Spinoza. (Ethica Ordine Geometrico Demonstrata)
Le général n’ose pas regarder ses soldats qui le fusillent du regard.
Le poète dévêt le livre de son papier cadeau.
L’animal traversa la route devant moi. L’animal a une patte en moins. L’animal ne marche plus que sur quatre pattes. L’animal est un mouton à cinq pattes. L’animal est beau. L’animal est grand. L’animal est un ovin. Je pleure d’avoir vu l’animal traverser la route devant moi. Il pleut.
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