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à propos d’une bise
Mon cheval en panne, je me vois contraint de faire la bise à ma bicyclette qui tremble de désir.
(― Voilà ce que coûte la lecture de cet auteur privé de neurones : une céphalée potentielle résultant d’une indignation justifiée ! ― Que nenni mon ami ! Cet auteur est grand. ― Grand ! Vous me la baillez belle. ― Immense. Si le mot « génie » n’était pas tant galvaudé, je n’hésiterais point à… ― Hésitez, mon cher, hésitez. ― Qui vous permet de m’enjoindre une quelconque attitude devant ce chef-d’œuvre de beauté et de concision !? ― Plaisantez-vous ? ― Non monsieur, je ne plaisante pas ! ― Trouvez-vous dans cet écrit quelque chose de beau ? ― Qu’est-ce donc que la beauté en regard de cette pure merveille dont les dieux eux-mêmes sont jaloux ? ― Vous n’y allez pas de langue morte. Ne vous serait-il point arrivé un quelconque accident cérébral ? ― Monsieur ! je ne vous permets pas… ― Car enfin, considérer cet auteur comme supérieur aux dieux, n’est-ce point prendre les lecteurs pour de sottes personnes ? ― Loin de moi cette offense faite à de braves gens souvent bénévoles. ― Les lecteurs, des braves gens bénévoles… ! ― Et que je suppose sachant lire, quoique… ― Quoique !? ― La lecture de ce superbe auteur ne soit point à la portée d’un mortel insuffisamment instruit… ― Vous aggravez votre cas. Je ne sais pas si les lecteurs pourront supporter votre arrogance.)
Là s’achève ce dialogue de sourds, les lecteurs n’étant point disponibles pour l’instant.
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