|
et autres légèretés
Au bout du fil de la canne à pêche, une godasse se tortille sans espoir de revoir son pied.
Ainsi que Vénus sortant de l’onde, le nouveau-né émergea du chou. Encore heureux que le chou en question n’ait pas été farci.
La cigogne maladroite laissa tomber le bébé dans la mer.
À ma droite, la maladroite ; à ma gauche, la moche. Et au milieu, le petit mieux.
Il faillit pleurer de rire au meeting du candidat quand celui-ci promit des lendemains qui chantent.
L’éléphant arriva au triple galop dans le magasin de porcelaine.
Il veut bien faire un détour de quelques centaines de kilomètres pour la charmante auto-stoppeuse au sourire si prometteur.
La nuit, se dévêtant de son sombre manteau de velours, m’apparut en nuisette arachnéenne piquetée d’étoiles.
Le poète aime tant la potée qu’il en oublie de se déchausser pour traverser le salon de la dame ronde et rubiconde. (L’ennui est que je ne réalise pas très bien ce que je viens d’écrire.)
Le train s’étant trompé de rails, c’est beaucoup de tracas pour le ramener au bercail. Encore heureux qu’il n’ait pas rencontré un de ses congénères… Ah ! je crois m’être trop avancé.
La voiture bondit hors du parking souterrain, pressée de revoir le jour.
Mes bras étant trop courts, je refuse de tomber amoureux de la jolie ronde.
Il prit sa belle-mère dans les bras et partit en riant la jeter dans la mer qui était belle ce jour-là. Las, un requin passant…
|