|
Afin de revisiter mon site et de le rajeunir,je me mis à fouiller au fond de la cave fulgurienne et trouva un texte en hommage à Sirocco et Henri Michaux, mon maître en polésie déviante.
Route 66 à HM et Sirocco dimanche 23 mai 2004, par Claude Cordier Henri le Michaux laissa passer les 12 chevaux de Chris.
De pile à face, il y a l’espace de ma tête et le vent qui gonfle cette voile cousue par les dieux et moi sournoise tricoteuse de devenir. Ouvrez grand votre porte, vos bras, laissez les prendre leurs aises, assouvir leurs besoins, au point de ne plus être vous chez vous, de ne plus vous reconnaître, et puis doucement quittez la place où ils ne constatent même pas que vous n’êtes plus rien et partez vous ressourcer ailleurs, bien loin. HM me dit : lâche l’affaire personne ne t’entendra, « Qui laisse une trace, laisse une plaie ». Et moi folle attend le vent du sud. Prendre le vent, c’est prendre l’air, pensez à vous bien harnacher avant.
Il y en aura qui diront qu'en 2004 n'importe quoi était publié sur Fulgures, pas faux et nous en profitions.
|