shadow_left
Logo
Shadow_R
En écoutant Mahler
Appréciation des utilisateurs: / 10
FaibleMeilleur 
Écrit par Jones
  


Un matin en ouvrant les yeux, il était sur le plafond, juste au dessus.
Il n’est pas comme les autres. Plus grand. Plus noir.
Bizarre que je l’aie pas vu plutôt. Doit être là depuis un bout de temps, tellement l’a l’air de bien connaître les lieux.

Il dort de plus en plus souvent sur le plafond. Ça me rassure qu’il soit là. Je dors beaucoup mieux depuis.
Il connait toutes mes habitudes. Vers 8 heures du soir, quand j’écoute Bach, il grimpe sur le pavillon du phonographe.

Moi aussi je connais ses habitudes. Il aime bien les fruits. Déteste la viande. Le fromage blanc le rend neurasthénique.

Côté musique il aime Vivaldi. Corelli et Haendel. Debussy lui reste sur l’estomac.
En écoutant Mahler il a failli tomber dans le pavillon.

Je lui fais la lecture. Les misérables d’Hugo et le Procès-verbal de Le Clézio. D’ordinaire il m’écoute jusqu’à la dernière page.

Ces derniers temps, peut-être à cause du fromage blanc ou de Mahler, il fatigue et se retire à la page 50 dans le trou de la cuisine.
Depuis, j’ai commencé aussi à laisser tomber les livres après la page 50.

Le samedi il reste toute la matinée avec moi. Nous passons maintenant les week-ends ensemble. Nous regardons les passants par la fenêtre.
Je ne me lasse pas de sa compagnie.


Un beau jour, mon cafard s'est dissipé.






Commentaires
Ajouter un nouveau
Jones  - En écoutant Mahler   |2012-02-02 20:33:25
Hervé G. a écrit:
Comme tu dis souvent, une atmosphère à La Jones !
Mais peut-être que la chute n'est pas assez "masquée", on a vite une petite idée... le "il était sur le plafond" est-il trop "transparent" ;, trop évident ?
Mais l'atmosphère est respectée, ça prend le lecteur, jusqu'au bout, évidemment (on ne descend jamais d'un sous-marin avant qu'il fasse surface...)
Chapeau , La Jones !
Cirroco a écrit:
D'accord avec toi pour la fin loupée. Je pensais l'indiquer en début et terminer sur... je sais pas trop. "Nous passons maintenant les week-ends ensemble" me paraissait un peu mou. Comme ça me demande plus d'énergie de corriger un texte que d'en écrire un nouveau, je le laisse en l'état. Puisque les règles du fulgure volent en éclats, une "chute" me paraît moins indispensable (alibi douteux).
Sauf celles de Sylviane évidemment :)

Bises HOncle HOlala

Jones  - En écoutant Mahler   |2012-02-02 20:34:39
Pierrot a écrit:
D'emblée, j'ai adoré que la bestiole soit sur le plafond. Et non bêtement sous comme les araignées conformistes.
Je la félicite pour ses goûts musicaux et je félicite sa bienfaitrice qui est aussi la nôtre en nous régalant de telles friandises. Merci.

PS: Mahler est considéré comme un alter ego de Kafka. Est-ce pour ça qu'il impressionne le cafard ?
Cirroco a écrit:
Un grand merci pour ta généreuse approbation.

Pour Kafka, j'avoue sans honte aucune ne pas l'apprécier du tout. Il ya longtemps que je l'ai classé dans les auteurs surestimés comme Beckett et bien d'autres.

Par contre quand j'écoute Mahler, c'est à fond la caisse à détapisser les murs.

Bises Mahleriennes

Jones  - En écoutant Mahler   |2012-02-02 20:35:49
Georges Elliautou a écrit:
Pierrot m'a enlevé Kafka. Il ne me reste plus qu'à approuver dans une sorte d'extase les deux coms' précédents.
Cirroco a écrit:
N'exagère pas Georges.
Ce texte est assez moyen. Si tu as une suggestion pour la chute, elle est bienvenue.

Bises dékafkéinées

Jones  - En écoutant Mahler   |2012-02-02 20:36:35
YannLegoff a écrit:
J'avais cru comprendre tout de suite de quelle bébette il s'agissait et je me suis dit :"tiens, IL, pour parler d'une araignée c'est curieux..." Mais à la fin, heureusement pour moi, tout s'est éclairé ! Un cafard friand de Culture : pourquoi pas.
Bises cafardeuses ou cancrelateuses.
Cirroco a écrit:
Merci Yann pour ton appréciation. mais PAS de bises cafardiseuses stp  :))

Bises friandises

Jones  - C'est rien d'Edgar   |2012-02-03 01:37:44
Cirroco a écrit:
Je dois être la seule à l'avoir lu, le dernier fulgure en date d'Edgard

C'est rien d'Edgar  - Edgarogorill


 Son style confitureux le bassine.

Albert est un bourgeon qui pousse ses textes comme un adolescent un bouton d'acné.

Lecture ou téloche ? Ce soir cruel dilemme : trois mille pages de Proust ou «à la recherche de la nouvelle star» ?

L'oublie de Proust ? Fini la recherche !

Légumes et grosses huiles toujours plus tôt sucrent les fraises.

Dans son petit nid d'amour les bécasses font voler les noms d'oiseaux.

Jones ? Un serpent à sornettes !

Bukowski ? Ce n'est pas de la petite bière !

Il garde toujours sous le coude une place au zinc.

Les ronds de fumée qu'il forme pour amuser la compagnie font un tabac.

Au cirque : il cherchait l'amour d'une jolie écuyère, il est mort en recevant en pleine poire une femme-canon.

 Oubliant sa peur, toute honte bue, elle déclara sa flamme à son chéri en lui faisant un pompier.


C'eut été dommage de ne pas avoir lu ça au moins une fois dans sa vie

C.Jones, Dépositaire des Archives d'edgarogorill

Ecrire un commentaire
Nom:
Email:
 
Titre:
BBCode:
[b] [i] [u] [url] [quote] [code] [img] 
 
Security Image
Saisissez le code que vous voyez.

3.20RC1-i Copyright (C) 2007 Alain Georgette / Copyright (C) 2006 Frantisek Hliva. All rights reserved."


< Précédent   Suivant >
 
   
   
   

Du meme auteur

{pv1::ds_PageNumber}/{pv1::ds_PageCount}