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Un jour la porte d’un immeuble s’ouvre. Une vieille femme sort avec une poubelle et sans regarder vous renverse ses ordures sur les pieds. - Ça ne va pas, la vieille ? Mais elle est déjà rentrée.
Plus tard à l’arrêt du bus, un petit chien s’approche et pisse sur votre jambe. Il esquive votre coup de pied rageur et s’en va trottiner ailleurs.
Au bureau les collègues se mettent à vous bourrer des cure-dents, boules de papiers, vieux mégots dans les poches, l’attaché-case, derrière le col.
Dans la rue les passants vous fourrent des pelures d’orange dans la bouche.
Vous rentrez chez vous le soir Le seuil de la porte est jonché de détritus. Vieux journaux froissés. Gobelets sales. Cannettes tordues. Parapluies retournés.
Quelques jours plus tard quelqu’un glisse un paquet de cigarettes vide sous votre chapeau.
- Monsieur ? Est-ce que j’ai l’air d’une une poubelle ? Le monsieur semble un peu gêné. Il baisse le regard. - J’avoue. C’est étrange. Mais vous ressemblez vraiment à une poubelle. - Je bouge. Je respire. Je parle. Je suis pourtant un homme comme un autre. - Exact, Monsieur. Mais votre mine, votre façon d’être… Tout cela, ça attire impérativement les ordures.
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