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Comme on ne dit rien ou presque... |
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L’enfant est si grand qu’on ne voit plus ses pensées Si solide, qu’on lâche sa main pour traverser. On marche seule désormais, avec des ombres au creux du ventre. Comme on ne dit rien ou presque, il ne s’inquiète pas, Appelle en bout de piste d’un jardin paralysé sous le givre Mais, quand le soleil a bouclé ses projecteurs L’enfant parfois comprend qu’on a été l’enfant Et que nos pensées ont gagné la mer, sans plus nous retourner.
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