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Fanny en ce jour d'Epiphanie |
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Pas de fève ni de galette mais une Eve sous les galets
C’est sous les pavés la plage Et sous les galets la page Que Fanny en ses rivages Ridés comme son visage La nuit écrit ses naufrages
Ses mots échoués sur le sable, Grains de folie désirables, Purs éclats de coquillages Nacrés, acérés, volages, Epars sur la rive grège Déposés en vaines phrases Qu’un rai de lumière embrase Mais que le temps désagrège.
Sur cette page, lui plais-je ? Demande Fanny en nage Nue sur cette plage en neige Que son écriture assiège Lue sur ces dunes sans âge Luge sur lune sacrilège Gelée, dans un paysage Barge, fait de sable beige
Fanny, ses poings qui surnagent Ses histoires, ses ravages Sa peau salée comme un piège Et sa peine qu’elle allège Encrée en flocons d’orage En récits remplis de rages Comme autant de privilèges Que le sablier protège
Mais que froid et FIN abrègent
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