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Parce-qu'il ne fallait pas aller trop vite ...
Quand les autres sont partis et que nous nous sommes retrouvés seuls, j'ai bien failli renoncer. Il était là, immobile, offert, et si imposant, pourtant. Il m'attendait, je crois. Par où commencer ? Le haut, le bas ? Je me suis risquée à le déshabiller, doucement d'abord, à hauteur de mes mains. Un peu gauche et empruntée au premier de mes gestes, j'ai pris de l'assurance à mesure que je sentais le désir enfler. Il se laissait faire, sans bouger, si ce n'est un léger frémissement révélant son impatience. Ses frissons me gagnaient, mes gestes se faisaient pressants et je respirais à grandes goulées. Je me suis retrouvée à genoux devant lui, dressé et nu, infiniment plus troublant qu'au début de la danse. En me relevant, j'ai reculé de quelques pas. Je voulais l'admirer encore un peu ... Et puis, n'y tenant plus, je me suis jetée dans ses bras. Là, en un clin d'oeil, il a perdu toutes ses épines. Mon beau sapin venait de finir sa vie !
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