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Vétillons-nous de mots et de phrases. Ainsi passerons-nous l’hiver sans avoir trois… pattes à un canard ― obligé de compléter ma phrase, hélas !
J’ai de telles bontés qu’il m’arrive de blondir avant que de bondir. Puis je brandis le feuillet couvert de pattes de mouche pour un bel écheveau. En attendant les chevreaux noirs et les chevaux blancs.
(― Moi, je pense que ce texte est codé. ― Croyez-vous ? ― Mais enfin ! Cela saute à l’entendement. ― Si vous le dites. ― C’est évident. ― Bien, bien. Seriez-vous assez aimable de… ― Pardon ? ― De nous traduire ce texte qui vous semblerait accessible. ― Eh là ! calmez-vous. Je n’ai pas dis qu’il me semblerait accessible. J’ai simplement supposé qu’il sautait tous les obstacles de l’entendement. D’où les chevaux blancs… ― Les cheveux blancs, voulez-vous dire. Parce que d’ici avoir démêler cet écheveau… ― Vous accordez bien peu de crédit aux lecteurs qui, j’en suis persuadé, se joueront de ce code… ― Ah bon… Je ne doute point que les lecteurs qui lisent d’ordinaire ― et avidement, ajouterais-je ― ce magnifique auteur déchiffreront avec élégance ce très beau texte, certes, mais quelque peu obscur, convenons-en. ― Pourquoi en conviendrais-je !? Douteriez-vous de mes lumières, de ma détermination pour traverser les plus profondes ténèbres ?! ― Point du tout ! mon cher ami ? Me permettez-vous ce « cher ami », cette amitié soudaine, fulgurante ? ― Bien évidemment. Ne sommes-nous point sur « Fulgures » ?)
Nous sommes bien sur « Fulgures ». Le site d’auteurs de très haut rang. Et de lecteurs si intelligents que je reste stupéfait de leur patience à mon endroit.
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