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Une horrible tempête de neige
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Écrit par Georges Elliautou
  
par une rude soirée d’hiver sur la lande déserte



― La nuit, tous les chats sont gris, dit-on. Quand je vous disais que le chant…

(― Qu’est-ce qu’il raconte ? Pourquoi ne va-t-il pas jusqu’au bout de sa phrase ?
― Soyez indulgent. Sans doute qu’une affaire pressante…
― Affaire pressante, affaire pressante… Et il nous laisse ainsi le bec dans l’eau !
― Il est vrai que j’eusse aimé qu’il terminât sa phrase. Sans doute nous eût-elle révélé les beautés inexprimées de la pure création.
― Vous êtes bien indulgent. Avez-vous déjà eu affaire à lui.
― À son génie, sûrement !
― Mais encore ?
― C’était par une rude soirée d’hiver. Épuisé, je cheminais sur la lande déserte balayée par une horrible tempête de neige, lorsque soudain…
― …
― Lorsque soudain…
― Lorsque soudain ?!
― Je le vis. Il s’avançait vers moi, ses yeux bleus fermés pour cause de tempête…
― Oui… Ses yeux bleus… Comment saviez-vous qu’ils étaient bleus s’ils étaient fermés ?
― Justement, c’est là tout le sel de l’histoire.
― Ah bon. Heureux de vous avoir rencontré. Au revoir.)

Et il s’en alla, insatisfait de n’en savoir point davantage sur le scripteur de ce dicton importé.


Je me permets d’intervenir humblement pour montrer ma surprise du peu de curiosité de celui qui quitta le dialogue sans exiger davantage de lumière, alors qu’il avait interpelé quelque peu rudement l’heureux mortel qui rencontra le génie aux yeux bleus par une rude soirée d’hiver sur la lande déserte balayée par une horrible tempête de neige.

Commentaires
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Claude Cordier   |2011-12-20 19:18:33
C'est l'histoire d'un type qui juste pour le plaisir de conjuguer un verbe à l'imparfait du subjonctif écrit une histoire dont le lecteur se fiche totalement tellement elle est obscure.Toutefois, nous noterons les termes "rude soirée d'hiver", "mortel", "déserte", "horrible" qui renvoient à la notion de dépression.
Le terme "heureux" étant lié à "au revoir" et comptant donc pour du beurre.
Georges je t'aime bien.

Réponse de l'auteur :

Ah, l'imparfait du subjonctif ! Ah, Claude ! Tu connais pourtant le plaisir qu'il procure... Moi aussi je t'aime bien.

Jones  - La nuit tous les chaussons sont gris..   |2011-12-21 11:35:56
Georges a écrit:
....Je me permets d'intervenir humblement pour montrer ma surprise du peu de curiosité de celui qui quitta le dialogue sans exiger davantage de lumière, alors qu'il avait interpelé quelque peu rudement l'heureux mortel qui rencontra le génie aux yeux bleus par une rude soirée d'hiver sur la lande déserte balayée par une horrible tempête de neige....

Cirroco a écrit:

M'enfin, mais c'est évident ! Pas besoin de curiosité aussi déplacée que futile, telle que l'absence de réaction pour cause de vision d'yeux bleus fermés (Voir Kubrick: Blue eyes wide shut).

De même que la nuit,  tous les chats sont gris, les nuits de tempête, tous les yeux sont bleus.

Une fois de plus, Claude a raté le coche à côté de la plaque :-)

Bises

Réponse de l'auteur :

Que voilà un être éclairé ! Jones-Cirroco tu es ma lumière ! Bises d'un illuminé.

Claude Cordier  - le lièvre de mars nota l'heure fatale   |2011-12-21 19:15:35
"Lorsque soudain (bis)???"trop de redite, et puis les chats gris sont gris même la nuit et les autres arborent d'autres couleurs sous la lune.
Sinon ,"affaire pressante",l'aut eur ferait-il référence à Lewis C. et son lapin surmené ? En ce cas, le regard du chat serait celui du Chester ? mais c'est trop demander.

Réponse de l'auteur :

C'est trop demander en effet, Claude. C'est trop demander.

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