|
Vétilles…
Je me suis accoudé à la fenêtre, et j’ai regardé la mer. Tout l’après-midi, j’ai regardé la mer.
*
Bientôt Noël et Nouvel An. Lorsqu’arrive les fêtes, je prends l’air bête.
*
Quand il pleut, je m’abrite sous le pin parasol. Je le préfère au sol pleureur.
*
À califourchon sur une grosse branche du chêne, j’invite ma cousine à venir me rejoindre. Ma cousine est un garçon manqué.
*
Quand je passe devant chez elle, mon cœur s’arrête. Seulement mon cœur.
*
Ma voiture a une dent contre les vélocipédistes qui se faufilent dans les embouteillages de la grande ville. Un jour ma voiture va commettre l’irréparable. Je le sens. Je le sais.
*
― Mon amour, lui braille-t-elle, mon amour, débranche ton MP3 !
*
Quand je prends mon fusil, c’est pour aiguiser le grand couteau de cuisine qui sert à découper le gigot issu d’un agneau innocent. Tous coupables.
*
L’amour n’étant point son fort, il change de femmes comme de chemises.
*
Une botte de foin pour tout mobilier, ils vivent sous les étoiles près d’une source qui chante clair.
*
Il a mis une demi-heure pour ôter ses chaussures sous l’œil d’une caméra. Ce court métrage à été primé dans un grand festival. On dispute de savoir s'il mérite cette reconnaissance. La gent intellectuelle de la capitale s’affronte en deux camps pour l’instant irréconciliables :
― Mais puisque je vous dis que c’est un chef-d’œuvre ! ― Non, monsieur, c’est se moquer du monde.
|