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Le père et le fils partent de bonne heure. La mère dort encore, mais c’est une histoire d’homme.
Elle n’a jamais compris cette passion et même lorsqu’elle accompagnait celui qui n’était alors que son fiancé, elle s’emmerdait en souriant certes, mais elle s’emmerdait tandis que lui éprouvait du plaisir.
C’était le temps qui la voyait alors accepter presque sans réserve les excentricités sociales de son promis; elle se livrait aussi sans vergogne à des gymnastiques érotiques qu’elle abandonnerait ipso facto après la première couche. Elle se ravisa rapidement mais brièvement quand elle voulu être grosse une seconde fois. L’embellie promise au mâle fut de courte durée et sa conclusion définitive.
Il avait compris la situation, quoique piètre psychologue, et ne voulant pas se compliquer la vie, consacrait une part de sa prime annuelle à l’achat de prestations tarifées auprès d’une rouquine fatiguée qui œuvrait le long de la D48 dans un combi WW encore fringant bien que perdant un peu d’huile.
Mais il n’emmenait pas son fils aux putes, il était encore trop jeune et il était surtout trop tôt ce dimanche matin. Ils s’installent le long de la route pour voir passer la course de côte.
La R5 turbo attaque sec. La route est un peu humide. L’écureuil détalle et distrait le pilote. La R5 turbo dérape, s’encastre conte un sapin et s’embrase, carbonisant l’équipage.
Finalement, il se demande s’il n’aurait pas mieux fait d’aller voir la rouquine et de laisser le gamin devant sa console…Là, on peut cramer plusieurs fois…
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