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Ploc. Quelques élastiques gouttes qui chutent d’un robinet mal fermé derrière le bar, des gouttes qui lui permettent de s’évader un peu plus sur les bords de mer, vers Sébastopol. Ploc. La bicyclette de son frère, qui déraille dans la descente ; elles, qui filent, toutes les deux, devant, en une course hilare, les yeux dans les yeux, dans les fesses, dans les jambes, les commissures circonflexes partout. Ploc. Le short et les marques de pierres sur les cuisses de Suzanne, molles meurtrissures magenta qui se révèlent à chaque fois qu’elle se met debout pour ferrer. Ploc. Ses doigts, couverts par le cambouis du vélo. Un sein, tout entier, visible au fond d’un col de débardeur trop leste, trop baillant. Ploc. Le corps émeraude de Suzanne, déposé sur l’herbe, derrière un buisson plein de fragrances aromatiques. Ploc. Le frère, dans la nuit, au loin, les appeler naïvement. Une comète de sensualité insurmontable, naissante, torride, dans tout son bassin. Ploc. Son visage disparaître, comme en une cagoule muette, lorsque Suzanne retire son débardeur, son sourire lorsque dézipe son short. Ploc. Ses yeux clos, ses gémissements brulants à l’oreille. Ploc. Satan dans la culotte, rubis sur l’ongle. Ploc. Son nombril à elle comme un maelström, comme un évier à fluides, comme une cible de cirque... P-l-o-c. Pssiiiiii. Ses ongles vernis de rouge sont doucement aspergés par les rebonds averse que projette son joli jet d'urine - bien hydraté, blond comme une étoile.
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