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L'anus plein d'alégresse ou 8, l'infini mis debout
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Écrit par catox
  


J’ai atteint mon île déserte en pleine nuit
Rigolard et pas peu fier de mon vilain tour
Les hommes, les femmes j’en avais vu plein la tête
Je n’ai rien dit à personne pas même un au revoir

En pleine nuit j’ai roulé à bord d’une décapotable
Une nuit de vacances percée d’étoiles minuscules
Alors mon île est apparue au loin, calme
Avec deux palmiers plantés en extrémité

Des palmiers des bananiers il y en a partout
En ville sur les chaises en chemin et même sur les étangs
Mais des bananiers aux feuilles lacérées, agressifs

Là je me suis assoupi à l’ombre, au bord de l’eau
Au fond de mes yeux je rêvassais à ces drôles de types à bout de course
Ceux qui marchent le long des 4 voies en rase campagne
Au crépuscule, le matin, dans le vent sous la pluie ou en plein cagnard
On dirait des traits qui filent à l’horizon glissent dans les rétroviseurs
Des mats en partance je ne sais où, bouffés par le soleil

Sur mon île déserte j’ai emporté un bout de ferraille
Et lors des après midi doucereuses sans vent
Quand mes yeux s’attardent un peu trop sur les nuages
Je creuse et sors du sable humide les morceaux de fer tordus et rouillés
Je les nettoie et brosse jusqu’à me taillader les mains
Puis je les enfouie rigolard avec mes mains ensanglantées

Sur mon île noire je fonce le soir sur les périphériques
Je m’engouffre dans les tunnels illuminés orange sodium
J’assiste bon public au théâtre de ma vie
Il n’y a pas d’au revoir ici

Sur mon île je dévale les tunnels à cent à l’heure
Les mains crispés sur le volant je n’ai pas peur
Je chante et hurle sans m’entendre
J’envie tous les nouveaux nés
Les bébés confinés dans leur siège à l’arrière
Bouche ouverte et les yeux ébahis par les néons qui les aspirent

Commentaires
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Sylviane Kerivel   |2011-11-16 09:48:43
Merci pour le voyage gratos !
Un rêve, une toupie d'éveil à la manière des Derviches tourneurs, une invitation à foutre le camp, un trou dans le néant après une danse effrénée avec la turbulente ville ...
Le voilà ton bout du monde :-)
Plaisant ; très.

Réponse de l'auteur :

bien Sylviane, merci bcp, en vérité le coup de l'ile deserte c'est en lisant des paroles d'une chanson de Brassens...

Albert   |2011-11-16 11:14:49
dommage, ce titre qui rappelle une vieille chanson pourave.
le texte est tout en allers-retours, sympa ce voyage métallique. Du hard metal trip quoi.
Bises

Réponse de l'auteur :

c'est vrai que le titre est pas bon du tout, toujours en vie toi à ce que je vois?

Georges Elliautou   |2011-11-16 13:05:57
Un sentiment où la nuit et la noirceur ne l'emportent pas sur l'errance réparatrice.

Réponse de l'auteur :

fot intellectuel ce comm mais tjrs bienvenue

Hervé G.   |2011-11-16 13:12:14
J'adhère, j'adore... tout ce wqui ramène en style, en fond, en forme vers ces classiques : Cendrars, Céline, Paringaux/Loustal (texte/image)... quand un auteur a enfin un style et un univers, il devient vite écrivain ! Bravox Catox ! ;O)

Réponse de l'auteur :

tu es fou, faut se calmer à Pataya, le climat et les ladyboy te font dire un tas de conneries!

catox  - re:   |2011-11-16 14:14:01
et le bébé à l'arrière c'est Adèle à Paris...

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