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haïkus
ce petit chemin tout en haut de la montée un grand paysage
qu’il est plat le discours du maire inaugurant la maison du poète !
sur un banc public un homme et une femme chacun son bout
le mur en ruine on peut voir le parc abandonné
tourne dans le ciel un rapace aux ailes immobiles
devant le palais un mendiant roué de coups par un garde obèse
le bruit de la guerre femmes et enfants déchirés le sourire du bouddha
un regard de travers me signifie que je suis ivre
des mines dans le champ de blé la mort qui attend
dormant ensemble le chien et le chat amis d’enfance
une petite averse la route est sèche sous les arbres
le portail rouillé une allée envahie d’herbe le silence
habillés de noir des corbeaux sautillent sur la neige fraîche
brisée par les vagues la lune en reflets d’argent
arbre solitaire le dernier de la liste du bûcheron
sous la neige demeure le sentier vers la plage
dans le ciel bleu un ballon rouge les pleurs d’un enfant
la pluie le front sur la vitre la pluie
fête nationale un feu d’artifice dans le lointain
des cerises tout en haut de l’arbre avoir quinze ans
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