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Un beau jour, le temps affamé te revient dans la gueule. Il ne s'agit pas d'être mystique, ni psychotique en crise, ça se retourne contre toi comme une voile dans le vent, c'est comme ça. Le temps affamé revient réclamer son dû. Tu es courbé dans la neige en train de stocker du bois pour l'hiver, il n'y a pas grand chose de différent entre aujourd'hui, hier et demain, et pourtant c'est aujourd'hui que ça se produira - Alors que tu t'apprêteras à rentrer une hotte de bois sec – Alors que tu suspendras le cours de ta folle vie pour fumer une cigarette – Alors que tu saisiras une hachette au passage et songeras au cou de ta femme, brisé défoncé à 90°. Tu auras faim, tu mangeras ses nerfs.
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