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haïkus encore et toujours
assis sur un banc je regarde le soleil se coucher
la colline abrupte coiffée de vieilles pierres château-fort en ruine
route de nuit la lumières des phares sans le paysage
une peau de serpent sur le chemin caillouteux qui mène à la source
un volet qui claque une volée de moineaux jaillit du cerisier
au feu rouge le motard et sa moto prêts à bondir
sur cette tombe des pots de chrysanthème irréprochables
sous les feuilles mortes le chemin secret des fourmis
aux abris ! une souris ventre à terre vers son trou
bord de route des fleurs inhalent du CO2
voie sur berge le long du fleuve endormi au petit jour
le clocher du village à la place de la croix une antenne-relais
sous les étoiles un semblant d’interrogation pour me rassurer
de chez la voisine une branche de pommier me tend ses fruits
la route étroite ne pas regarder ma passagère
disperser les marrons du parc à coups de pied
train de banlieue sur les genoux d’une femme un roman d’amour
heure de pointe dans le métro bondé un sumotori
figé dans le bronze un bienfaiteur de l’humanité couvert de fientes
un chien errant truffe dans un papier gras pattes écartés
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