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haïkus
talons aiguille le pavage inégal de la cathédrale
dans la boîte aux lettres légère comme la brise une lettre d’elle
dans ma bouche un petit caillou pour la soif
sirènes stoppées des éclats bleus dans la nuit au pied de l’immeuble
le chemin de terre cueillir des mûres du roncier sans se piquer
son joli chapeau qui aimerait bien partir avec le vent
derrière l’éventail un regard de braise intermittent
pluie ou soleil le marché du samedi autour de l’église
jonchées de novembre le long des allées du parc les feuilles mortes
sortie de bureaux les voitures impatientes rentrent à la maison
la poissonnerie des crustacés à l’étal qui remuent leurs pattes
dans cette ruelle une bonne odeur de café que l’on torréfie
matin de Noël odeur d’orange et de chocolat décortiqués
devant l’école des parents attendent la sortie
de flaque en flaque des garnements joyeux rentrent de l’école
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