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les ténèbres endormies (haïkus) |
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lueur de lanterne les ténèbres endormies poussent un soupir
sur le lac le pêcheur silencieux comme une carpe
le dernier virage avant que de découvrir la maison natale
en bikini la fille se baigne dans le regard des hommes
satané moustique venu me réveiller au milieu d’un rêve !
repas de famille griefs et sous-entendus autour de la table
recouvert d’or un dieu obèse ignorant les crève-la-faim
l’hiver est là désœuvré dans le verger un épouvantail
à marée basse les crabes se carapatent vers les rochers
la fourmi heureuse devant un grain de sucre sur la table déserte
sans le savoir j’ai peut-être croisé un jour la femme de ma vie
négligemment le vent feuillette le livre dont on parle tant
nuit blanche les étreintes passionnées d’une jolie noire
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