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déchiré de lumières (haïkus) |
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attachée à l’arbre une barque qui tire sur sa laisse
cet épouvantail est bien mieux habillé que le jardinier
l’école du village toit d’ardoises, tableau noir odeur de craie
envol du papillon cette fleur n’a plus de couleur
orage le ciel habillé de noir déchiré de lumières
à la fenêtre pendant que nous faisons l’amour la lune indiscrète
du vieux mendiant émanent une odeur sombre et une voix sourde
au coin de la rue une vue qui donne sur la mer
dessous les brins d’herbe deux armées de fourmis noires se livrent bataille
le soir cet instant de silence avant la nuit
le chien peureux il suit l’ombre de son maître queue et tête basses
les épaules nues des femmes au foyer de l’opéra
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