|
...
Je me réveille Et il est 6h28 Essuie, Georges, une buée, Y vois l’aurore jambes ouvertes, Comprends les vieillards souriants Sur leurs chicots défoncés
Des brumes sortent fantomatiques des terres retournées, Ce sont des âmes à vapeur Je reconnais la sienne, elle glisse et parvient A sourire, encore, à dispenser, encore, des langues bonnes, encore, dépose Sur les rosiers quelque larme douce. Alors je caresse les fleurs, Fourre les mains dans les terres, Pleure à genoux, des traînées brunes sur les joues, Pense à Robinson, quand il baise l’arbre, La queue anoblie par quelque mousse spongieuse Me contente de me fondre Hors des communions incestueuses Remontant dans ton ventre jusqu’à la position fœtale
Et il est 6h28 6h28 dure longtemps, Dure jusqu’à l’assèchement, Des brumes fantomatiques aspirées par des bouches souterraines Les vieillards remontent leur braguette, Aurore croise les jambes.
|