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Ce salaud de Bébert
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Écrit par Georges Elliautou
  
mais bon…



Me font chier tous ces cons. C’est tout juste s’ils n’ont pas baisé ma femme, hier soir, lors de la beuverie que je leur ai servi chez moi. On a tapé le carton toute la nuit. Du poker dans de la fumée de clope et des relents de bière. Bébert a ramassé le gros lot. Une quinte flush m’a achevé à huit heures du mat. Les autres aussi se sont ramassés. Il y avait Pierrot, Jules, Bébert et moi, of course. Et Claire, ma femme, qui nous préparait des sandwiches à la cuisine. Elle est gentille, Claire. Je ne sais pas pourquoi elle m’aime, mais elle m’aime. Sans doute qu’elle doit apprécier que je la baise en homme, avec ce qu’il faut pour la faire grimper aux rideaux. Mais ce matin, alors que je me demande où trouver du fric pour la fin du mois, après mon ramassage au poker, ce salaud de Bébert me propose de la baiser en paiement de ma dette de jeu !

Et je vais accepter. Il n’aura même pas à payer l’hôtel. Il la baisera chez nous, sur notre lit. Et pour ne pas l’entendre haleter puis pousser un dernier rugissement, je les laisserai seuls, tous deux, pendant que je serai au bistrot d’en face à surveiller le départ de ce salaud de Bébert.



Commentaires
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Sylviane Kerivel   |2011-08-22 22:29:29
La canicule et l'alcool énervent les joueurs.
Et pis quand même, ça fait chier d'être obligé de payer ses dettes de jeux en " liquide ". 

Réponse de l'auteur :

En nature, veux-tu dire, Syviane. Ah, l'amour...

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