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le silence des pierres (haïkus) |
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allez ! un nouveau treize à la douzaine
sous le lourd manteau un corps souple et impatient une peau de miel
les grands boulevards que de femmes j’ai croisées aujourd’hui !
sourd et muet quand tu dévoiles ton corps mais pas aveugle
villages apeurés les poids-lourds les traversent en rugissant
qu’elle est lisse et belle ! cette pierre taillée par qui le fut-elle ?
l’odeur du café de quelle contrée lointaine me parle-t-elle ?
le silence des pierres au ras de la cathédrale la circulation
trop d’idées noires dans la nuit sans pitié allumer la lampe
passé le vitrail le soleil qui veut bien changer de couleur
verre après verre l’alcoolo la bouche creuse et sans fond
habillée d’été une robe minuscule sur sa peau de miel
les nuages passent sans trop savoir où les mène le vent
assis au soleil ce vieillard vêtu de gris deux mains sur sa canne
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