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des cygnes immobiles (haïkus) |
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une douzaine, donc quelques « haïkus marins » pour Sylviane
mains dans les poches de mon paletot usé jusqu’à la trame
des cygnes immobiles longent la berge du lac l’eau silencieuse
dans la cheminée se tordent dans les flammes mes mauvais poèmes
le vent du nord n’était que de passage ce soir de printemps
de ce que j’écris mon chat n’en a rien à faire mon chien peut-être…
route de campagne chiens aboyant contre moi poules et canards
soleil couchant les vaches rentrent à l’étable à pas comptés
il rit aux éclats sans se soucier de blesser les uns ou les autres
perles de lumière quand éclate sur la digue la vague furieuse
marée basse des bateaux qui dodelinent au bas du quai
dans cette bouteille un trois-mâts qui a franchi le goulot
à l’abri du vent un vieux marin se repose du grand large
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