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Treize à la douzaine, pour Sylviane
Parfois sur le lac surgit un éclair d’argent silencieux
Dans l’huile brûlante sautillent les gardons une dernière fois
La pluie d’automne luisent les pavés glissants sous les réverbères
Les grands boulevards comme une ville miroir toutes ces vitrines !
Le calendrier sont encerclés de rouge les jours de sa venue
Dans la nuit tombante un vieil homme sur le banc maugrée dans sa barbe
La voisine assise sur le pas de sa porte le regard moqueur
La pluie tombe dru sur la pelouse déserte du jardin public
Perdu dans la ville j’ai croisé une inconnue qui m’a regardé
Dans le silence blanc elle s’avoue incapable de jeter un cri
Sous la véranda enfoncé dans son fauteuil un vieil homme boit
La pluie dans les flaques noires la suie
Au loin la musique d’un bal au village une nuit d’été
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