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Les femmes sont alignées devant les vasques, elles ont la tête penchée sur le côté droit, légèrement. Elles se fixent, les miroirs ont l’air de mentir. Elles ont toutes le même mouvement, La brosse se pose d’abord au sommet du crâne pour redescendre sensuelle sur les soubresauts des visages courbes. Elles jettent un œil à la brosse. Une larme pointe à la patte d’oie Elles retirent la poignée de cheveux qui s’est glissée entre les poils de sanglier. Elles lèvent la main droite, CRIENT j’te jure, se saisissent d’une mèche, tirent dessus pour en vérifier la solidité, évidemment la mèche cède au caprice de la main fermée. De dos, à les voir ainsi toutes alignées é mouvantes, on dirait une chorégraphie triste. Elles jettent à terre leurs fibres humaines, toutes, gravent au miroir des épitaphes, toutes.
Aux Sourcils manquants Aux cils défectueux À l’éradication du poil pubien À la mort du bulbe Aux repousses aléatoires,
Les femmes sont alignées devant les vasques, elles ont la tête penchée sur le côté droit, légèrement. Elles se fixent, les miroirs ont l’air de mentir. Elles ont toutes le même mouvement, La brosse se pose d’abord au sommet du crâne chauve pour redescendre cruelle sur les soubresauts des visages accidentés. Chauves.
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