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― Comme le Soleil tourne autour de la Terre, que celle-ci est au centre de l’Univers créé par l’Éternel, je vous supplie de m’accorder un regard de vos grands yeux bleus où se reflète l’infini… ― Mon cher, sachez que c’est la Terre qui tourne autour du Soleil ainsi que l’amant transi autour d’une brûlante beauté considérant ses timides avances. Que le feu de la passion qui embrase son cœur paralyse ses gestes, voilà qui manque d’hypocoristique entreprise. ― Ah ! Madame ! Que vous êtes cruelle ! Une funeste concupiscence ferait de moi un réprouvé. J’aimerais tant porter sur votre chair de lys une main tremblante mais résolue. ― Que ne vous décidiez point pour cette caresse qui me griserait sans doute ! Un tel geste ne vous perdrait point. ― Ah ! Madame ! Je suis votre humble serviteur. Mais sachant que la Terre est plate, je craindrais trop que des foules nous aperçussent depuis les lieux les plus lointains. ― Eh qu’importe la populace ! L’amour n’est-ce point être seuls au monde pour deux êtres bénis des dieux ? ― Madame, le Grand Horloger n’a que faire des amoureux. Il doit s’occuper des rouages de l’Univers… ― J’ai évoqué les dieux, et non point un Dieu qui se voudrait unique, et pourtant différent pour moult sectes et religions. ― Madame, je ne vois pour vous que le bûcher ! Renier Dieu… ― Holà ! Ne désiriez-vous point mes faveurs ? Laissez donc votre dieu en paix. Et prenez-moi enfin !
Sapristi ! Il la prit dans la sacristie.
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