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L'armée des ombres
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Écrit par Mireille
  
Je viens le soir,
Quand elle s’apaise en rêvant à l’éveil






Et toujours elle m’échappe dans un torrent d’oubli
Ses cathédrales de sensations englouties
Et pourtant... elle se souvient avoir aimé
Ce qui fait de nous des arbres enracinés dans les nuages
et la profondeur des terres.

Je viens le soir
À l’heure des chats ou du contraste et des ombres
Pour elle qui va fermer les yeux
Ce sera un orage à l’intérieur d’un être de chair
L’orage et le déluge puis le silence

Je viendrai le soir
Tout sera comme avant, oui
Personne, jamais, ne se souviendra de la mort
Autour, l’éternité
Une poignée de terre lancée dans le soleil.




Commentaires
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Georges Elliautou   |2011-05-17 09:54:37
Un beau poème, Mireille, un beau poème avec sa profondeur et son mystère.

Réponse de l'auteur :

Bonjour Georges, merci à toi de le remarquer. Il est écrit dans la profondeur d'une filiation qui souffre... en douceur.

Sylviane Kerivel   |2011-05-17 12:11:03
Doux, poignant et sombre ...

Réponse de l'auteur :

Coucou Sylviane, c'est vrai, il est triste, mais je suis vraiment contente de te lire à nouveau.

Enzo Nina   |2011-05-17 13:58:33
Etrange. A cette lecture, je sens mon petit coeur, palpitant de deux sous quarante, se serrer et battre de l'aile. A bien y examiner, je crois, Mireille, que c'est votre faute : ce texte est beau, tout simplement: beau...

Je m'en vais le relire.

Réponse de l'auteur :

Bonjour Nina, Je ne vous connais pas encore mais j'apprécie votre commentaire. Et tant mieux si le coeur bat, il y va de la vie, n'est-ce pas ?

Claude Cordier   |2011-05-18 17:29:26
je retiens:"Quand elle s'apaise en rêvant de l'éveil".
Moi, insomniaque, ou rêveuse sans retenue,je vois la mort du corps ainsi : une poignée de cendres lancée dans le soleil.
Merci.

Réponse de l'auteur :

C'est un peu ça, Claude, une poignée de terre lancée dans le soleil... on ne sait pas encore quand elle va retomber sur la terre. On sait peu de choses, c'est notre nature (sourire). Merci à toi !

Hervé G.   |2011-05-24 09:17:13
Rien de la peinture à l'eau, tout du texte gravé dans un chêne, petit à petit et pour longtemps ! ;o)

Réponse de l'auteur :

On trace le sillon, oui, même l'image est soumise à plusieurs dimensions. Merci à toi, Hervé (sourire)

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