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Je viens le soir, Quand elle s’apaise en rêvant à l’éveil
Et toujours elle m’échappe dans un torrent d’oubli Ses cathédrales de sensations englouties Et pourtant... elle se souvient avoir aimé Ce qui fait de nous des arbres enracinés dans les nuages et la profondeur des terres.
Je viens le soir À l’heure des chats ou du contraste et des ombres Pour elle qui va fermer les yeux Ce sera un orage à l’intérieur d’un être de chair L’orage et le déluge puis le silence
Je viendrai le soir Tout sera comme avant, oui Personne, jamais, ne se souviendra de la mort Autour, l’éternité Une poignée de terre lancée dans le soleil.
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