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un sonnet
Muette est la colère en nos corps décharnés Lorsque glissent sur eux d'hypocrites paroles Lors de sommets lointains distribuant les rôles À ceux qui vont sourire aux peuples condamnés.
Que de projets brillants les pays fortunés Lancent sur le tapis, comme des flammeroles ! Puis tous rentrent chez eux sans voir les banderoles Pourrir sur les chemins qu'ils ont abandonnés.
Que ne vienne jamais un de ces mauvais hommes Dans mon maigre village où tout ce que nous sommes Tiendrait facilement à l'intérieur d'un poing !
Nous préférons danser avec le ventre vide, Loin de ces gouvernants au pesant embonpoint Gavant de beaux discours leur conscience impavide.
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