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Le jour où j'ai rencontré Philippe Djian |
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Le jour où j'ai rencontré Philippe Djian à la descente du train : première classe : chemise hawaï, bermuda blanc, mocassins rouges, chaussettes grand schtroumph,
Patelin péquenot en Provence ; pépés vicieux, pétanque et pastagua, platanes, passons... Philippe est un as de l'asphalte, on se glisse nicely jusqu'à Nice. Pas le temps de voir le Christ, un Pépé de la Mafia renglutit son Montecristo. Single Malt et Caviar flottent en étrons dans son intestin mort. Un vieux grief s'esclaffe Philippe... En route pour Paris la Parisienne !!! Champagne et sandwichs au thon sur l'A6, lignes de Coke pour ligne de fuite. Vile lumière vile poussière ville sans air ville délétère, on se pointe au cocktail dans le 7ème les derniers. On se pointe pour pinter et piner des pintades sussure Philippe au serveur surpris. Pas de lézard, Lolita la vipère se gratte les fesses devant le gratin des gratte-papiers de Panam la grimaçante. "Besoin de rien envie d'étron" son dernier opus oppose l'opinion publique pudique. Philippe lèche les tétons de l'artiste pendant que moi et mon bègue bidet triffouillons l'arrière-train d'un travesti trouillard. Lolita est ravie, Lolita le génie a trouvé son étron étalon. A Paris l'industrielle, on cocktaile comme on va chez IKEA : Petits fours, canapés, suédoises qui vous sucent jusqu'au sang, à Paris l'irrévérencieuse, un videur vicieux nous vire pour avoir trop violé.
Au matin triste et traumatisé je suis assis transi sur le trottoir. Philippe s'en est parti vaquer à sa vacuité d'écrivain. Et toi n'as-tu donc rien à écrire ? m'a t-il congédié d'un clin d'oeil...
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