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Elise se glisse légèrement très en retard dans l’ascenseur et trouve une place entre deux barbus de la comptabilité qui ne font aucun cas d’elle, complotant une arnaque aux tickets repas, ne l’envisageant pas même comme un en-cas putatif.
Elle en fut vexée et se promit d’éventer la combine mais avant vite, contrôler son maquillage dans la vitre de plain-pied de la cabine ; pardon, excusez moi, quelle horreur, fin du monde pour le moins, c’est quoi cette barbe, ce bouc taillé en pointe qui pique vers la pointe de son décolleté mais ce n’est pas le plus grave ; là juste sous son nez une moustache aux poils noirs et drus, c’est que ça chatouille, enfin plutôt ça gratouille et déjà la naissance fragile de sa superbe poitrine voit rouge et quel dommage quand on sait qu’une peau de rousse comme la sienne ne supporte pas le mâle non rasé, oui, sa gorge est toute écarlate de cette cohabitation insensée avec ce visage de quadra qui n’est pas le sien ; est-ce un des comptables ? Sans doute parce qu’un des deux a lâché son attaché case pour se prendre la tête à deux mains et même à quatre en embauchant son alter ego pour l’occasion ; il hurlait : « je-veux-pas-être-blonde-je-veux-pas-être-enceinte-je-veux-pas » pour rendre service au couple elle proposa d’aller au distributeur du deuxième boire un cheeseburger avant de s’écrouler en voyant la pintade chef lui reprocher ses avances répétées.
-Elle reprend conscience ! -Elise (la pintade lui parlait avec des fleurs). -Elise tout va bien, ce sont vos biscottes, elles étaient empoisonnée par un ferment naturel, vous êtes sauvée, vous m’entendez ? La pintade jouait la gentille, s’agissait maintenant de trouver rapidos un rasoir mécanique pour raser le bouc...
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