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Les sales mains blanches de la mort |
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Le cinéma italien est le plus beau du monde et hier la mort m’a surpris en train de regarder un film. Je lui avais pourtant promis, à la mort, que je me coudrais les yeux. Pour ne plus voir le monde. Que je me coudrais les yeux avec des lacets de chaussures italiennes à prix élevé. Et puis que je me souderais le regard. Thermo-collerais mes rêves noyés à l’intérieur avec des larmes italiennes à prix élevé et des angoisses brûlantes.
Hier la mort m’a surpris en train de regarder un film. Alors elle m’a laissé sur terre, la belle salope, a enfilé l'intégrale de Pasolini dans le lecteur DVD et m'a forcé à regarder en buvant du gin tiède.
En me tenant la tête entre les sales mains blanches de la mort.
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