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Sous les Ordres du Cid notre Troupe s'avance |
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C'est la fin : ACTE III (La salle du Trône)
Scène II - Don Fernand, Don Diègue, Don Sanche (Entre un Cavalier ensanglanté)
Le Cavalier
Revenu du combat, je viens faire rapport Du choc de notre charge et quel en fut le sort. Sous les ordres du Cid notre troupe s'avance Et porte sur son front une mâle assurance. Nous partîmes trois mille mais sous la mitraille Nous nous vîmes cinq cent refluant en pagaille. Tant, à nous voir courir avec verte frimousse Les plus épouvantés devenaient bleus de frousse.
Le plus gros des fuyards est alors massacré Lorsque sous les remparts nous nous vîmes coincés. Le reste dont le lot diminuait sans cesse Dans les douves se noie où les Maures nous pressent. Ils nous poussent dans l'eau, nous bousculent sur terre Qui ne meurt noyé meurt à coups de cimeterre.
Ô combien de Rolands, combien de fiers Pégases Sont morts ignoblement au milieu de la vase Où chacun, seul témoin des grands traits qu'il buvait Ne pouvait discerner où le flot l'emportait. Tous occis ou noyés, moi seul en revenant Le carnage cessa faute de survivant.
Don Fernand Et Rodrigue ton chef, le Cid, cet intrépide ?
Le Cavalier Je l'ai vu dériver dans les douves putrides Et le flot emporta ce Héros andalou, Rodrigue de Bivar, dans le tout-à-l'égout, Et les rats seuls escortent vers un autre monde Sa dépouille à travers un Achéron immonde. Le combat fut affreux, le désatre accablant, Et je suis bien content d'en ressortir viv..(1)
(Il expire)
(1)Le manuscrit s'achève ici.On se perd en conjectures sur la façon dont l'auteur comptait terminer son oeuvre
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