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Littoral limpide, rivage lumineux, la grève s’étend absolue, flamboyante.
Les embruns scintillants l’irisent des éclats vifs d’une allègre espérance.
Les mouettes la survolent. Leurs cris, ivresse libre et joueuse, raniment l’incandescence de lueurs diaphanes trop longtemps hésitantes à rayonner vraiment.
C’est la fin du naufrage et tous les sinistrés l’abordent sans réserve. Riches de ses sédiments qu’elle leur offre en viatique, ils pressentent une vie où l’échine bien droite et le cœur sur la main ils ne craindront plus rien.
Ils se rassemblent et rient. Leurs paroles scintillent, lucioles revenues. Ils se découvrent alors, semblables et pourtant autres.
Leurs lèvres fredonnent alors un air de liberté et leurs regards radieux contemplent l’immensité des rêves retrouvés.
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