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comme quoi…
― Je vous prie de bien vouloir excuser le dérangement que je vous ai causé. Je viens de vous renverser avec mon cabriolet sport alors que vous sortiez de la messe. Votre épouse me dit que vous avez communié après vous être confessé. Vous êtes donc en paix avec votre âme. Serais-je l’envoyé du Seigneur ? ― Ahhh, ahhh, je meurs !… ― Quelle chance vous avez de mourir en de si belles dispositions. Vous irez tout droit au Paradis, si je ne m’abuse. ― Ahhh, ahhh, aidez-moi ! Je ne veux pas aller au Paradis, je me meurs…
L’épouse, éblouie par la beauté du jeune homme et la cherté de son cabriolet sport, regarde le chauffard avec les yeux de l’amour.
― Monsieur, je vous suis fort gré pour votre geste charitable. Mon époux est certes un bon chrétien mais un pitoyable amant. De plus il est fort démuni. Son travail de bureau rapporte tout juste de quoi nous sustenter. Je suppose que votre assurance est de première classe vu votre superbe automobile et votre élégance décontractée. ― Madame, je bénis ma maladresse qui m’a permis de vous rencontrer. Vous êtes fort belle et j’aimerais vous avoir pour maîtresse. ― Qu’à cela ne tienne, cher, très cher monsieur. Je suis toute à vous.
Et alors que les badauds attendent plus ou moins patiemment le Samu et la police, l’épouse du bureaucrate, feignant une pâmoison, tombe dans les bras du jeune et bel homme à l’élégance décontractée et au cabriolet d’une cherté indiscutable.
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