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Poème pour la nuit sauvage |
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C’est un jour à étirer notre poésie Façon Dan Fante. Un jour à prendre la page A contre-pied. Un jour où les moulins Ne boiront pas Leur eau Les sourires Leur éclat Vagal,
Et toi,
Toi,
Toi,
Tu ne me manques pas.
C’est un jour à étoiles nuit et lune. Un jour Désintoxiqué. Un jour Menuet. Les oiseaux ici se passeront De crier, Les camions de Se renverser, Il n’y aura personne dans les rues, Pas d’ombre Pas de salut Pas de plaidoiries, Pas de convocation à s’expliquer, Pas de rite à Couvrir D’un trait D’hypocrisie.
Il n’y aura pas de femme lumière Et de garçon aveugle. Il n’y aura pas de temps à Impartir
Tu sais bien.
Pas de dimension physique Au désir
Tu sais bien.
Pas de cime d’arbre pas de parasol pas de coin de fraîcheur pas de moment d’aigreur Pas de je ferme les yeux Car je suis ébloui Tu mens et je t’en veux Moi-même
Travesti.
C’est un jour à penser aux jours limpides et bleus Où je n’écrivais pas.
Matins coiffés de givre Midis allongés au Rimmel Soirées chastes et ceinturées Nuits sans genoux ni boucles d’oreilles et les oiseaux criaient les camions se renversaient les moulins buvaient le soleil intoxiquait les sourires éclataient les rites s’accomplissaient les foules s’affolaient et toi
Toi,
Toi !
Tu ne me manquais pas !
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