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entre l’homme et la femme
― C’est idiot ! ― Oui… Quoi donc ? ― Je viens de casser ma femme. ― Pardon !? ― De caresser ! Excusez-moi. ― Il n’y a pas de mal. Est-elle si fragile pour qu’elle ait besoin de caresses ? ― Vous ne pouvez pas savoir à quel point ! ― Si vous caressez votre femme à coups de poing, alors je comprends que fragile ou non… ― Où avez-vous appris que je caresse ma femme à coups de poings ? Êtes-vous mauvais au fond ? ― Point du tout ! Je ne suis pas mauvais. Je suis même un de ceux qui refont le monde pour soulager les miséreux. ― Ah, je vois. Monsieur est un humaniste. ― C’est cela même. Un grand humaniste. Je consacre mon existence à répandre le bien. Pas plus tard qu’hier soir, j’ai consolé une putain qui pleurait dans mon giron. ― Que cela est triste et beau ! Combien j’admire votre dévouement ! Comment était-elle ? ― Comment qui ? ― La putain. ― Ah, la putain, la putain… ― Oui ?... ― Eh bien la putain, une chair tendre comme du bon pain. ― Putain ! Que ne le disiez-vous plus tôt ! ― Vous ne me l’aviez pas demandé. ― Il est vrai, il est vrai. La prochaine fois, avertissez-moi. Nous irons ensemble. Nous la prendrons en sandwich.
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