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Barbares,Barbie et barbus.Ou quand Marie-Claire lit son magazine.
Je prends le journal et voilà que s’ouvre le bal,le bal des baleines gisant sur la page ventre à l’air encadrées par d’anorexiques reines du jour aux bouches siliconées,aux chairs photoshopées,aux os cocaïnés.Les cachalots se cachent à l’eau et boivent la tasse,les poupées elles leur tasse de thé c’est le cash Je lis le journal et voilà que s’ouvre le bal,le bal des balles qui tuent et qui perpétuent en cadence la décadence, la folie,la folle ire le tranquille délire qu’on me donne à lire. Les pages se tournent et les barbus se scratchent et mon caddie s’ remplit au magasin d’la vie ! Eux,les barbares, ils tombent les tours c’est leur train -train, elles, elles bombent le torse et l’arrière train. Quand les bombes explosent, les Barbies répandent des pétales de roses ,dans les magasines elles osent. La mine fardée, elles posent, bombes anatomiques, virtuelles et squelettiques, à côté des corps disloqués, interloqués. Et leurs sourires que rien n’indispose déposent sur les enfants assassinés, des baisers roses. Ils le valent bien et c'est très bien. En fin de journal, au bal de la haine, des petites filles grosses courent à en perdre haleine, Barbie les poursuit armée de ciseaux, rit de ce paradis où on peut les assassiner avant de les crever. On n’est pas près de changer de régime. O pour cent de matière grasse, O pour cent de matière grise ! Et je pèse mes mots me dis-je, fermant mon journal, décachetant la barre protéinée que m’autorise ma diète éthique.
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