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Comment je me suis ouvert les veines à l'aide d'un balancier de flotteur. |
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La vie est faite d’une telle manière qu’il est par exemple plus difficile de démonter que de monter un mécanisme de chasse d’eau alors que vous aviez eu un mal fou à le faire tenir debout au montage…Enfin bref, je me comprends. Toujours est-il qu’à l’instant où Mélanie surgit dans la salle de bain, je suis à califourchon sur la cuvette, un coude dans le réservoir et une main à tirer sur la pince multiprise dans le but d’extraire cette « PUTAIN DE TETE DE FLOTTEUR EN PVC DE MERRRDE !!! » de l’arrivée d’eau. J’ai tout de suite senti que quelque chose clochait, à cause du silence, je l’entendais respirer dans mon dos et Mélanie qui m’observe bricoler c’est un coup à déclencher tous les voyants rouges. Je me suis retourné, son visage avait l’aspect d’un plâtre raté dégoulinant du mur. - Héééé chérie !, j’ai bredouillé méfiant, si c’est pour une envie pressante va falloir patienter ! Elle est restée silencieuse, ouuuh ça présageait rien de bon, et d’une voix métallique elle m’a annoncé la couleur. - Une certaine Olivia te réclame sur le palier « De la part de sa petite amie… » qu'elle a précisé. O-LI-VIA. C’est trois syllabes m’ont envoyées du 220V dans la racine des cheveux, la tête du flotteur à lâché et le balancier en laiton m’a ouvert l’avant bras sur trois cm. J’ai accusé le coup en fixant le sang qui giclait, ça formait des volutes en pénétrant l’eau de la cuvette, j’ai pensé à des méduses. Pour le moment, tourner de l’œil me semblait une bonne porte de sortie.
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